18 octobre 2011
"Jean-Yves Le Drian y est favorable mais on n'ira pas dans n'importe quelles conditions", indique Thierry Burlot. La Région va demander à rencontrer le Conseil général du Morbihan et la Communauté d'agglomération de Vannes. L'objectif est de rechercher "le consensus" qui avait manqué en début d'année au moment où les 38 communes comprises dans le périmètre du projet avaient été sollicitées pour donner leur accord.
Dix d'entre elles s'étaient prononcées contre. Vannes-Agglo et la ville de Vannes avaient, quant à elles, refusé de délibérer, position équivalant à un refus. Cet accord général est indispensable à l'approbation du dossier au niveau ministériel.
Revoir la gouvernance du Parc
Pour y arriver la Région, maître d'ouvrage du projet, va revoir la copie en ce qui concerne la gouvernance du futur parc. "Il faut qu'on arrête un syndicat mixte de préfiguration", souligne Thierry Burlot. Il s'agit de repenser la structure du SIAGM (Syndicat intercommunal d'aménagement du golfe) présidé Joël Labbé. Ce syndicat s'occupe du montage du dossier depuis son origine.
La Région veut le faire évoluer en y associant plus étroitement le conseil général et la communauté d'agglomération du Pays de Vannes (24 communes). Elle s'est rendu compte que le SIAGM n'était pas adapté pour réglementer, tout seul, sur le foncier et l'urbanisme, deux questions-clés du projet de ce parc conçu pour encadrer la poussée de l'urbanisation dans le bassin de Vannes et particulièrement le golfe du Morbihan.
Changement politique
Sur le plan politique, on peut penser que les dernières sénatoriales, avec l'élection de Joël Labbé (EELV) et la défaite de François Goulard, président du Conseil général du Morbihan, qui était opposé au schéma proposé, ne sont pas étrangères à cette volonté de faire renaître ce projet de ses cendres.